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En France 2017-02-02T16:29:52+00:00

Historique 

Le saviez-vous ? La France a introduit la médecine chinoise en Europe !

Les premiers contacts de l’Occident avec la médecine chinoise traditionnelle et, plus particulièrement, l’acupuncture, remontent au XVIe siècle lorsque les Jésuites furent admis à la cour impériale. Une première vague d’orientalisme nait alors chez les intellectuels européens, qui sera suivie par une seconde vague de contacts lors de l’expansion coloniale du XIXe siècle. On voit alors apparaître les premiers intellectuels occidentaux véritablement versés dans la compréhension de la culture chinoise, par exemple à travers les classiques taoïstes. Rappelons qu’historiquement, il était plus facile d’importer des aiguilles que des plantes. Ceci expliquerait sans doute la raison pour laquelle, l’acupuncture est apparue avant les autres disciplines de la médecine chinoise.

On peut par exemple évoquer George Soulié de Morant (1878-1955), sinologue français, diplomate en Chine (de 1903 à 1909) et principal promoteur de l’acupuncture en France et en Occident à partir de 1929.

C’est cependant véritablement à partir de la seconde moitié du XXe siècle que l’acupuncture en tant que pratique médicale se répand en Occident (tout comme, par exemple, la pratique du Qi Gong) à la faveur d’une contre-culture émergente qui cherche des voies « alternatives » à son héritage judéo-chrétien.

Plusieurs pays de l’Union Européenne et d’Amérique du Nord ont donné à la médecine chinoise une place dans leur système de soin avec une prise en charge par le système de santé (remboursement). En France, le conseil de l’ordre des médecins reconnait la pratique pour les médecins ayant suivi une spécialisation de 2 années en acupuncture mais est hostile à la pratique pour les praticiens non-médecins.

La communauté scientifique s’est elle aussi penchée sur ces méthodes (cf. OMS / UNESCO). Certains hôpitaux français ont un service d’acupuncture, comme l’Hôtel-Dieu à Paris. Au sein des hôpitaux, la médecine chinoise (acupuncture plus particulièrement) est souvent utilisée en accompagnement médicalisé pour lutter contre certains problèmes liés aux stress, à la douleur ou encore pour faciliter les naissances.

Pourquoi légiférer ? Pour répondre à une demande exponentielle des usagers

 

  • Selon l’OMS, 1 Français sur 5 a eu recours à la Médecine chinoise (Rapport 2010). A travers le monde, le grand public inclut la médecine chinoise dans son choix thérapeutique. En Europe, « cette situation a obligé un certain nombre d’états à statuer sur la reconnaissance de cette médecine pour les praticiens non-médecins, conscients que les usagers consultent ces professionnels ».

 

  • Selon la publication du centre d’analyse stratégique N° 290 (octobre 2012), «  70 % des habitants de l’Union Européenne ont eu recours au moins une fois dans leur vie à la médecine chinoise et 25% se tournent vers cette pratique chaque année ».

 

  • Selon les organisations professionnelles françaises de médecine chinoise, une première estimation évalue le nombre de consultations à plusieurs millions par an à destination des praticiens non-médecins.