Que dit l’UNESCO ?

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Que dit l’UNESCO ? 2017-02-02T16:32:10+00:00

Que dit l’UNESCO ?

L’acupuncture et la moxibustion de la médecine traditionnelle chinoise sont inscrits depuis 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

« L’acupuncture et la moxibustion sont des formes de la médecine traditionnelle chinoise dont la pratique est largement répandue en Chine, mais aussi dans les régions du sud-est asiatique, en Europe et en Amérique. Les théories relatives à l’acupuncture et à la moxibustion soutiennent que le corps humain représente un petit univers relié par des canaux qui, au moyen d’une stimulation physique, permettent au praticien de tonifier les fonctions autorégulatrices de l’organisme et d’apporter la santé au patient. Cette stimulation consiste à brûler du moxa (armoise) ou à poser des aiguilles sur les points situés sur ces canaux dans le but de restaurer l’équilibre du corps et de prévenir et traiter le mal. En acupuncture, les aiguilles sont sélectionnées selon la condition de l’individu et servent à piquer et stimuler les points choisis. La moxibustion est généralement divisée en moxibustion directe et indirecte ; l’une se pratique en plaçant directement les cônes de moxa sur les points, l’autre en tenant un bâtonnet de moxa à une certaine distance de la surface du corps pour réchauffer un point précis. Les cônes et les bâtonnets de moxa sont fabriqués avec des feuilles d’armoise séchées. L’apprentissage de l’acupuncture et de la moxibustion se fait par l’instruction orale et la démonstration, et est transmis à travers la relation maître-disciple ou par l’intermédiaire des membres d’un clan. À l’heure actuelle, la pratique de l’acupuncture et de la moxibustion se transmet également par la voie de l’éducation formelle dispensée à l’université. 

Rappelons que l’acupuncture et la moxibustion consistent, en cas de maladie, à agir sur le Qi, l’énergie vitale qui circule dans le corps humain via un réseau de circuits énergétiques appelés méridiens sur lesquels se trouvent en des endroits précis de la peau des points particuliers appelés points d’acupuncture. En face d’un patient, en fonction de la symptomatologie et du déséquilibre énergétique constaté après palpation des « pouls chinois » et examen de la langue, le praticien choisira d’intervenir soit par acupuncture, soit par moxibustion. Il va donc soit implanter à quelque millimètres de profondeur de très fines aiguilles sur les points d’acupuncture qu’il aura choisis puis, après les avoirs stimulées, les enlever au bout en général d’une quinzaine de minutes, soit, dans le cas de la moxibustion dite indirecte, la plus courante, chauffer ces mêmes points avec un bâtonnet d’armoise appelé moxa avec le bout incandescent tenu à deux ou trois centimètres de la peau, sans la brûler.

L’acupuncture n’utilise donc aucune substance médicamenteuse puisqu’aucun produit n’est injecté par l’intermédiaire de ces très fines aiguilles, la moxibustion non plus d’ailleurs. Il n’y a donc strictement aucun effet secondaire nocif à craindre.

C’est justement le fait, pour l’acupuncture et la moxibustion, de n’utiliser aucun médicament pour soigner et guérir les patients qui freine le développement de ces disciplines de la médecine traditionnelle chinoise. Les malades ne sont pas suffisamment informés de leur mode d’action et de leur action thérapeutique. Espérons donc que ce coup de projecteur donné par l’Unesco sur la médecine traditionnelle chinoise, pratiquée dans le monde entier et qui a fait la preuve incontestable de son efficacité depuis des siècles dans bon nombre de pathologies, incitera les malades à y faire appel. La médecine traditionnelle chinoise est une médecine totale corps-esprit qui traite le malade dans sa globalité. L’acupuncture-moxibustion, tout comme l’homéopathie, mérite d’avoir une très large place dans l’arsenal thérapeutique. »

http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/lacupuncture-et-la-moxibustion-de-la-medecine-traditionnelle-chinoise-00425