Etudes cliniques

Etudes cliniques 2017-01-17T13:23:26+00:00

Exemples d’études cliniques de l’efficacité de la pharmacopée chinoise

Un certain nombre d’études cliniques ont mis en évidence les bienfaits de la pharmacopée chinoise en Asie et en Europe. Il est très difficile de mener ces études en France puisqu’il n’existe, à ce jour, aucune structure « légale » permettant ces études.

 

1 – Cas de protection du foie sur des patients atteints de cancer et ayant une chimiothérapie en cours.

Source: Agence Hindawi – Essais cliniques sur les médecines complémentaires et alternatives – Article ID 291843, 8 pages – doi:10.1093/ecam/nep185

Date: 15 octobre 2009

Auteurs: Mei-Ling Liu, Li-Yin Chien,Cheng-Jeng Tai, Kuan-Chia Lin et Chen-Jei Tai

Résumé de l’efficacité de la médecine traditionnelle chinoise dans la protection du foie lors des traitements de chimiothérapies administrés chez des patients cancéreux.

Les cellules hépatiques métabolisent les traitements de chimiothérapie. La médecine traditionnelle chinoise diminue la dégénérescence des cellules hépatiques, retarde ou prévient les fibroses hépatiques, réduit l’oxydation excessive des anions, induit la formation d’interférons, permet une stimulation hyperplasique des cellules hépatiques, réduit les lésions hépatiques, active les antioxydants, traite l’hépatite, allège la charge métabolique. Et on constate une diminution des taux de transaminases ALAT et ASAT (les taux élevés d’ALAT et d’ASAT signent des lésions hépatiques).

Etude de l’efficacité de la médecine traditionnelle chinoise (phytothérapie), dans la protection du foie sur des patients atteints de cancer et ayant une chimiothérapie en cours.

Les données de 89 patients atteints de cancer ont été analysées. Sur les 89 patients, 37 (42%) ont reçu des prescriptions de médecine traditionnelle chinoise (phytothérapie), par des praticiens diplômés de médecine traditionnelle chinoise, alors que 52 (58%) ont uniquement reçu des traitements de médecine conventionnelle. Sur ces 89 patients, 184 traitements de chimiothérapie en cours ont été dénombrés. Sur ces 184 chimiothérapies, 42 (23%) ont été administrées conjointement à des traitements de médecine traditionnelle chinoise (groupe d’étude) tandis que les 142 cas restant (77%) ont utilisé uniquement la médecine conventionnelle, servant de groupe de contrôle. Tous les cas étudiés ont donc subi une chimiothérapie; cela constitue la base d’analyse. Durant une chimiothérapie, les médicaments stimulent le foie et les cellules hépatiques afin de métaboliser les médicaments. Cela peut causer des lésions du foie telles que des hépatites, ou encore des nécroses hépatiques. Quand le foie est lésé, les cellules hépatiques sécrètent des transaminases ASAT et ALAT présentes dans le sérum. Les niveaux d’ASAT et d’ALAT signent l’étendue des lésions hépatiques. Les recherches montrent que la médecine traditionnelle chinoise diminue les lésions des cellules hépatiques et prévient les fibroses. De plus, la médecine traditionnelle chinoise (phytothérapie) a des propriétés qui réduisent l’oxydation excessive des anions. En d’autres termes, elle peut prévenir des lésions du foie. Les patients qui ont reçu en même temps le traitement de chimiothérapie et celui de la médecine traditionnelle chinoise ont des taux moins élevés d’ALAT et d’ASAT.

Conclusions : l’utilisation de pharmacopée chinoise avec la chimiothérapie a permis la protection du foie durant ce même traitement de chimiothérapie, attestés par des taux d’ASAT et d’ALAT moins élevés.


2 – Méta analyse d’essais cliniques sur l’astragale (plante chinoise) et le cisplatine (chimiothérapie) dans le carcinome du poumon non à petites cellules.

Source: Michael McCulloch, Caylie See, Xiao-juan Shu, Michael Broffman, Alan Kramer, Wei-yu Fan, Jin Gao, Whitney Lieb, Kane Shieh, John M. Colford, Jr

De l’Université de Californie, division de la santé publique de l’école de Berkeley, Division d’épidémiologie, Berkeley; Association d’oncologie de San Francisco; Institut de Biophysique, Académie Chinoise des Sciences, San Francisco, Californie; la Fondation Pine Street, San Anselmo; l’Institut d’ Information, Académie Chinoise China de Médecine Traditionnelle Chinoise, Beijing, Chine.

Objectif : Les traitements systémiques des carcinomes avancés non à petites cellules ont une efficacité médiocre et une forte toxicité.

Des herbes médicinales chinoises sont réputées pour augmenter l’efficacité de la chimiothérapie et pour réduire sa toxicité.

En particulier, l’astragale (« Astragalus ») augmente les défenses immunitaires par stimulation des macrophages et de l’activité des cellules « natural killer » (NK) et par inhibition des cellules T de type 2 cytokines. De nombreuses études publiées soutiennent l’utilisation de l’astragale combinée à la chimiothérapie.

A partir d’essais cliniques, nous avons évalué les données tendant à prouver que l’astragale combinée avec le cis platine comparée à la chimiothérapie seule améliore le pronostic de survie, accroît l’efficacité du traitement de chimiothérapie ou réduit sa toxicité.

Méthodes :

Nous avons compilé dans toutes les langues les données de: CBM, MEDLINE, TCMLARS, EMBASE, Cochrane Library et CCRCT.

Nous avons regroupé toutes les études qui utilisent la même combinaison de plantes lors d’essais cliniques.

Nous avons tenu compte de plusieurs critères comme la réponse de la tumeur au traitement, l’indice de dépendance du malade (échelle de Karnofsky) et la réduction de la toxicité.

Nous avons retenu les données qui indiquent le nombre de patients qui meurent à six, douze, vingt-quatre et trente-six mois pour chaque groupe de traitement (combinaison astragale et Cis platine ou Cis platine seul) et nous avons calculé le taux de survie des patients.

Si le RR est inférieur à 1, cela veut dire que la combinaison Cis-platine et Astragale est correcte.

Résultats 

Sur 1 305 publications, 34 études randomisées représentant 2.815 patients relèvent de tous ces critères.

  • 7 études sur 529 patients reportent un taux de survie à six mois de 0.58.
    5 ont utilisé diverses formules combinées à partir d’astragale (RR = 0.61) et 2 ont utilisé une formule spécifique « Jin Fu Kang » avec un taux RR de 0.61.
  • 12 études (940 patients) mentionnent un taux de survie à 1 an (taux de survie = 0.67); une étude a employé uniquement de l’astragale avec un taux RR de 0.62.
  • 9 ont utilisé différentes formules composées d’astragale avec un RR de 0.67.
  • 2 études ont utilisé la formule Jin Fu Kang, taux RR = 0.91.
  • 13 études portant sur 24 mois et 2 472 patients ont rapporté une amélioration de la réponse de la tumeur au traitement.
  • 9 études portant sur 768 patients ont un taux RR à 24 mois de 0.73 (une a utilisé seulement de l’astragale, RR= 0.75; six ont utilisé diverses formules contenant de l’astragale, RR= 0.8; deux ont employé la formule Jin Fu Kang avec un taux RR= 0.58).
  • 6 études ont comptabilisé 556 patients avec un taux RR à 36 mois de 0.85; une étude portant sur l’emploi de l’astragale seule donne RR = 0.89; 4 utilisant des combinaisons d’astragale donnent RR = 0.89; une utilisant Jin Fu Kang donne RR= 0.79.

Conclusions : Les formules contenant de l’astragale semblent augmenter l’efficacité du Cisplatine (chimiothérapie). Ces résultats demandent à être confirmés ultérieurement par d’autres essais cliniques.


3 – Douleur consécutive à un cancer – Étude Dan et al., 1998

Source : Dan Y et al. [Clinical study on analgesic effect of acupuncture on carcinomatous pain.] Chinese Acupuncture and Moxibustion, 1998, 18(1):17–18 . Étude citée sous le n°231 dans le document de l’OMS. 

Méthode : Comparaison de groupes.

Nombre de sujets : Trois groupes de respectivement 34, 37 et 42 sujets.

Le premier groupe a été traité par acupuncture, le deuxième groupe par acupuncture et médication et le troisième par antalgique selon les paliers définis par l’OMS.

Conclusions : Un effet analgésique a été observé chez 50% des sujets traités par antalgiques, 73% des sujets traités exclusivement par acupuncture et 92,2% des sujets ayant bénéficié d’un traitement en acupuncture accompagné d’une médication.


4 – Hémiplégie résiduelle après accident vasculaire cérébral – Étude Liao, 1997

Source : Liao SH. – Treatment of stroke with talon needling at LI10 and ST32. – Chinese Acupuncture and Moxibustion, 1997, 17(8):479–480 . Étude citée sous le n°91 dans le document de l’OMS.

Méthode : Comparaison de groupes.

Nombre de sujets : 108 dans le groupe test et 107 dans le groupe de contrôle.

Traitement : Le groupe test a été traité par acupuncture des points GI10 et E32. Le groupe de contrôle a bénéficié d’une médication habituelle pour ce type de lésion accompagnée d’une oxygénation hyperbare.

Conclusions : Après 20 jours de traitement, une amélioration importante a été notée chez 66,7% des sujets du groupe test contre seulement 29,0% du groupe de contrôle.


5 – Lombalgie – Étude Gunn et al., 1980

Source : Gunn CC et al. Dry needling of muscle motor points for chronic low-back pain. Spine, 1980, 5(3):279–291. Étude citée sous le n°46 dans le document de l’OMS.

Méthode : Etudes contrôlées aléatoires.

Nombre de sujets : 29 dans le groupe test et 27 dans le groupe de contrôle.

Traitement : Le groupe test a été traité par acupuncture. Le groupe de contrôle a bénéficié du traitement classique de la lombalgie à base de kinésithérapie et d’exercices de rééducation.

Conclusions : Dans le groupe test, le retour à une activité professionnelle normale a été possible dans 18 cas sur 29 et à une activité professionnelle allégée dans 10 cas sur 29. Dans le groupe de contrôle, le retour à une activité professionnelle normale a été possible dans 4 cas sur 27 et à une activité professionnelle allégée dans 14 cas sur 27.